Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 16:14

(Muddy Waters)

 

 

            Et aujourd’hui, Simone, la chronique cinéma de la semaine. Hier, je suis allé voir Shine A Light, le documentaire de Scorcese sur les Rolling Stones. Bon, je commence directement par ce qui ne va pas, comme ça on pourra passer rapidement à autre chose : sérieusement, Mick, Keith, Ron et Charlie, qu’est ce que vous avez fumé pour inviter à votre concert Jack White (des White Stripes) et surtout Christina Aguilera ? Remarque, le pire, c’est qu’on le sait ce que vous avez fumé avant de les inviter, parce que rien qu’a voir la tête de Keith Richard, on sait qu’il n’a pas dû carburer au petit lait toute sa vie !

            En fait, pour vous replacer les choses dans leur contexte, la bande annonce du film, j’ai dû la voir il y a bien trois mois sur le net. Gros coup de cœur, par ce que, hein, bon, on ne voit pas tous les jours les Stones en concert (je ne connais guère que Cartman pour l’avoir fait, et à 80 euros la place, je comprends pourquoi). Et puis, bon, les outrages du temps, toussa, et l’envie s’étant peu à peu retirée, je me suis retrouvé mercredi jour de la sortie à regarder d’un œil torve l’affiche, puis à passer rapidement à autre chose. Et puis, voila qu’hier je tombe sur un article de LadiesRoom (ici), où une groupie fait un article complètement sectaire disant combien elle aime les Stones, seuls et uniques « Biggest Rock Band In The World », et que jamais elle ne voudra les voir raccrocher.

            Et si, en temps que solidarité confessionnelle, il y a quelque chose qui me fait triper chez les autres geeks, c’est leur obsession pour des choses complètement obscures et/ou has-been. Et, comme on ne peut pas vraiment dire des Stones qu’ils sont inconnus (et pour la mauvaise foi du fond de la salle, ils ne sont pas non plus has-been, c’est des rockeurs, c’est pas pareil), je me suis dit « well, let’s give then a try ! ». Et puis, comme ça, je ne mentirai presque pas quand je dirai à mes petits-enfants que j’ai vu le déhanché de Mick Jagger en vrai (dans les mensonges, c’est le presque qui fait toute la différence).

            Donc, vous demandez-vous, brûlant de savoir, c’est si bien que ça un concert des Stones ? Je commence par quoi ? Le discours de Bill Clinton au début, qui essaie de faire croire que si les Rolling Stones jouent ce soir, c’est « because they are very aware and very concerned about the environment » ? La photo d’avant concert avec le neveu dudit Billou, agé de dix ans, et qui n’a pas dû piger une seule parole de chanson (parce qu’ils ont beau avoir tous dépassé les soixante ans, nos rockeur continuent à ne parler que de sex, drug and rock & roll !) ? La façon de danser de Mick Jagger, que je veux savoir me déhancher comme ça, et que les yeux de Promesse brillaient dans le noir quand on avant un gros plan sur son bassin alors qu’il dansait ? Le visage ravagé de Keith Richard, qui a signé avec Vitton pour une campagne de pub, qui renverra Sébastien Chabal sur les terrains de rugby qu’il n’aurait pas dû quitter pour faire des pubs aussi moches ? L’épaule de Keith Richard, toujours, tellement distroy par ses années d’héroïne, qu’elle arbore trois longues scarifications rectilignes ? Le sourire de Ron Woods, que Mick Jagger présente à la foule comme « Our little Ronnie » après des sessions bootleg impressionnantes, ou après qu’il ait accompagné Keith Richard chantant You Got The Silver? Mick Jagger traversant l’intégralité de la foule pour rejoindre la scène, vêtu d’un long manteau noir à plumes ? Le calme maîtrisé de Charlie Watts, le batteur, lorsque Mick, dans une vanne vieille de quarante ans, le force à dire « Hello » à la foule, avant de reprendre le micro pour dire, dans un grand sourire innocent « See ? He talks! »? Le riff final, quand, pour conclure leur concert, les Rolling Stones ont interprété (I Can’t Get No) Satisfaction ? Nan, désolé, mais un concert des Stones, ça ne se raconte pas, ça se vit (je sais, c’est naze) alors sortez, petits geeks, et allez voir ce film (et comme ça, vous pourrez en profiter pour tuer les saloperies d’oiseaux qui crient dehors et vous réveillent le matin, quand tout ce que vous voulez c’est dormir après avoir passé la nuit sur votre PC).

 

Le Geek, et ayez une petite pensée pour les gens qui ne connaissent qu’une chanson des Stones et qui sont déçus quand ils ne la jouent pas (au hasard, Promesse) (patapé, patapé).

Par Le Geek
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 13:47
free music

 

 

Tout était normal, pourtant ; deux jeunes qui parlent de leur avenir, pas de quoi défriser une poule, jusque là. Poursuivons : « Et sinon, tu veux faire quoi ? » et, moi, innocemment, (et en version expurgée, heing, parce que sinon il faut rajouter plein de « heuuuuu… ») « Probablement dans la diplomatie et/ou les services secrets. ». Ouais, bon, je sais. Diplomatie, j’ai répondu pour le stress (c’est pas plutôt strass ?) et les paillettes, et les services secrets, ben d’abord je n’ai pas réfléchit avant de répondre (le jour où je le ferai, ça sera digne d’un post) et puis ensuite, ça fait une semaine qu’avec Promesse on carbure au James Bond et au Spy Game (mode HS on/ Cher père Noël, je voudrais le sourire de Robert Redford, et tu n’a pas le choix/mode HS off) et puis j’adore la série des Jason Bourne, et puis je viens de lire une excellente BD à la Fnac, que je vous recommande, RG (tomes 1 et 2)…En plus, en tant que geek, je baigne dedans (Sam Fisher dans Splinter Cell, Snake dans Metal Gear Solid,..).

Et, voila que soudain mon interlocuteur me rétorque « ouais, flic, en fait. »

            Alors, ô cher lecteur, tu sais, si tu es assidu, ou tu va l’apprendre, je suis prompt à m’enflammer pour de nobles causes (en paroles, parce que en actes, hein, faudrait pas trop pousser), et que, donc, je proclame haut et fort que, plus tard, quand je serai grand, toussa, j’aurai un métier un peu plus funky. Car, si la culture geek sert à quelque chose niveau information sur la vie réelle, c’est donner la liste des métiers ‘‘bonus en charisme’’. Et, j’ai beau vérifier, si agent secret y figure en bonne et due place (ce qui est super marrant parce que ça m’étonnerai qu’on puisse draguer en disant « Salut, je suis agent secret, et toi ? »)(En même temps, va draguer avec « Salut, je suis geek, ascendant looser, ça va ? ») alors que flic, non, je ne vois pas (bon, évidemment, il y a des flics charismatiques, mais là il s’agit de charisme personnel, pas professionnel, et le premier qui me parle de Jack Bauer, je le mets sur la liste noire).

            Reste que ce jeune homme, qu’au demeurant je ne connais pas, m’a quand même joliment descendu en flèche. J’ai donc utilisé ma vision aux rayons X, et j’ai reconnu un membre de ma secte ennemie, les B.R. (pas brigades rouges, briseurs de rêve). Utilisant mes superpouvoirs©, je l’ai libéré de l’emprise maléfique de la secte, en utilisant la formule magique suivante : « Ah ouais, j’avais pas vu sous cet angle ».

            Pour que vous compreniez, je vais vous faire un petit encadré. Les geeks étant une espèce voisine de l’humanité, nous partageons certains points communs avec vous : entre autre, nous sommes sensibles (si, si). Un geek se transforme généralement à l’adolescence, et, lorsqu’il rencontre l’un des éléments suivants ; SF, jeux (de rôle), internet (liste non exhaustive), il réveille ses gènes enfouis. Dès lors, il va chercher à assouvir sa passion, creusant de plus en plus son trou et s’isolant. Mais, gardant des lambeaux de son ancienne existence, le geek à parfois honte de lui-même, ce qui lui incube un fort complexe d’infériorité (couplé avec un fort complexe de supériorité, parce que nous, au moins, quand la fin du monde arrivera, les zombies, on saura les tuer !). Donc, du coup, si le geek se resocialise plus tard dans sa vie, il va essayer de surcompenser ses années de solitude en choisissant un job ‘‘bonus en charisme’’. CQFD. Et c’est pour ça que, moi, que je serai grand, je serai agent secret. Ou cosmonaute, mais il paraît qu’il y a des maths et jempassa.

 

Le Geek, et toi, c’est quoi ton métier de quand tu seras grand(e) ?

Par Le Geek
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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 22:37
(Sinik/James Blunt)

          Je ne vais pas vous parler de cette chanson, qui m’est pénible puisque je ne peux pas sentir le personnage que Sinik se compose, alors qu’en même temps je trouve superbe la colère qu’affiche James Blunt dans le clip. Non, si j’ai choisi ce morceau, c’est pour son titre. Je réalise. Aujourd’hui, quand j’ai regardé si j’avais des nouveaux commentaires, je suis tombé sur celui-ci (le deuxième, tout en bas), laissé par Cas Social. J’en ai déjà parlé ici, c’était mon meilleur ami, et pendant le lycée on était inséparables, lui le grand et moi le petit, répliques vivantes de Laurel et Hardy. Mannequin finissait la mini tribu, et je dois bien avouer que passer mes récrés, soirées et tous mes temps libres avec eux a été pour moi, et est encore à ce jour, la meilleur façon de tenir la chandelle.

            Je me souviens de notre période pré-bac, quand on allait courir pour déstresser, tuer le temps, et refaire le monde, ou même imaginer ce qu’allait être notre vie l’année suivante. Vous me l’accordez, quand on est en terminale, c’est un peu le grand saut dans l’inconnu, d’autant plus que tous deux avions choisi des parcourt sélectifs, donc n’étions pas sûr de notre futur. Mais je garde un souvenir très fort de ces séances de fond, au soleil vacillant de la fin de l’après-midi, de nos batailles d’eau lorsque nous nous arrêtions pour récupérer et boire, et quand nous repartions, nous enlevions nos t-shirts trempés et courions torses nus, espérant secrètement rencontrer de belles coureuses. C’était d’ailleurs le grand jeu, puisque nous faisions une boucle, de recroiser à intervalles réguliers les représentantes de la gente féminine, et je me souviens même qu’une fois nous avions changé de sens afin de croiser une blonde élancée. C’est chez lui que j’ai glandé l’après-midi des résultats, ce sont eux que j’ai rejoints le soir de mon concours, et ils ont été pendant un temps mes seules connaissances sur Lyon.

            Je hais du plus profond du cœur la chanson de Jaques Brel « on s’était donné rendez-vous dans dix ans ». Je n’y crois pas. Je crois que, dans cette fuite en avant qu’est la vie, on ne regarde jamais en arrière, sauf à la fin quand on s’accroche, et qu’on se rappelle les larmes aux yeux les noms de camarades de classe disparus ou devenu aussi gâteux que nous. Lors de la remise des diplômes du bac, le fait que ce soit organisé par l’association des anciens élèves dont le plus jeune des membres voyait déjà sa chevelure blanchir m’a passé une sérieuse douche.

Cas Social et moi nous sommes éloignés avec le temps, par paresse, voire par lâcheté de ma part. C’est moche, mais le fait de me retrouver dans une école où la moitié de la promo à un sourire Colgate m’a fait quitter mes amis, que j’avais même été jusqu'à présenter en soirée comme « mes anciens amis ». Mannequin ne m’a jamais pardonné ce terme, et même si plus tard elle l’évoquait en riant, je sentais que le rire était forcé. Par facilité, je laissais le poisson filer.

Quand nous avons compris, chacun de notre côté, que notre amitié était en état de mort clinique, Cas Social a tenté à plusieurs reprises les électrochocs. Il m’a envoyé plusieurs sms, qu’avec un sourire nerveux j’ai effacé honteusement.

Au tout début de ma relation avec Promesse, j’ai revu Mannequin, que je voulais lui présenter. Occasion concrétisée avec gaucherie juste après, encore un moment désagréable. Bref, Cas Social et  Mannequin, deux amis de lycée que j’ai peu à peu délaissé. Peut-être avez-vous vous aussi des histoires dans ce genre. Mais, c’est quand même extrêmement déstabilisant quand celui à qui j’avais tourné le dos, alors que je savais ce dont il souffrait, écrit tout ça, pour rappeler qu’il existe, pardonner et en même temps souhaiter bon vent.

Quand j’étais petit, une fois, j’ai éprouvé le même sentiment. J’avais volé une fraise tagada dans une boulangerie, et, sur le pas de la porte, la boulangère m’avait rattrapé, pour m’en offrir une, me trouvant mignon. Quand je suis sorti, j’était en même temps heureux de m’en être tiré à si bon compte, et mal à l’aise d’avoir déçu la boulangère.

 

Le Geek, et, pour couronner ma parure de connard, je le sais déjà, je ne vais pas donner suite à cette main tendue. Grandir, c’est mourir un peu…je réalise.

Par Le Geek
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 08:08

free music



“In the days of my youth,

I was told what it means to be a man […]”

 

(Led Zeppelin)


            On peut dire et médire beaucoup à propos des geeks, ils n’en restent pas moins semblables à n’importe quel ado boutonneux : ils savent qu’ils seront un jour des hommes (…mon fils. Ok, je sors). Le problème, en fait, c’est de grandir. Quand est-on un homme (la question vaut bien sûr pour les femmes, mais pensez quand même à mettre ce qui suit au féminin, sinon vous allez vous retrouver dans la peau d’une nageuse est-allemande) ? Bon parce qu’un homme, chez nous, les geeks, on sait ce que c’est. C’est quelque chose qui sait se battre à l’épée et monter à cheval sans se foutre la honte (Le Seigneur des Anneaux), possède une musculature à même de renvoyer Hercule au vestiaire (Hulk), doit choisir entre une douzaine de voiture de sport avant de tomber la femme fatale du jour (James Bond), et gagne à la fin avec une super musique qui montre bien qu’on est le plus fort (syndrome kikitoudur, cf. Star Wars). (En fait, au féminin, ça ne marche pas. Une geekette assermentée pourrait-elle se présenter au standard pour aider ?)

            Le problème, c’est que la vie n’étant pas simple (elle doit être en 1.0, et on attend toujours le patch), on ne sait pas quand on change de niveau. Quand devient-on un homme (…mon fi…ok, ok) ? Quand on reçoit sa première fiche de paye, quand on reçoit sa première déclaration d’impôts, quand nos parents nous regardent voter pour la première fois avec les larmes aux yeux, quand on quitte le logis natal, quand on couche pour la première fois avec quelqu’un(e), quand on est amoureux pour la première fois ?

            Parce que, si on procède par ordre ; paye/impôt, c’est fait, et je dois avouer que j’ai vu plus sexy dans ma vie (comme par exemple le PC que je me suis offerts avec ma première paye), la votation, c’était un grand moment (ça rapproche de l’âge adulte, mais bon, la majorité, c’est comme la majorité sexuelle, ce n’est pas parce qu’on l’a qu’on se sent forcément prêt à l’utiliser), la première fois que j’ai couché avec une fille, heuuu, je passe mon tour (remarque, je ferai peut-être un article dessus si c’est demandé, parce qu’un geek qui perd son pucelage, il y a de quoi rire)(jaune).

            Et, sans faire ma mauvaise tête (je n’ai jamais pu sentir Peter Pan), on y gagne quoi, au change ? Parce que personne n’a encore pu mettre la main sur le changelog ! Bon, il reste sûr que vers la cinquantaine, sauf myopie problématique, on se rend bien compte qu’on est adulte. Mais on gagne quoi comme aptitude ?

·         +75% de chances d’avoir une progéniture,

·         -50% à la gestion des effets de l’alcool (déjà qu’à vingt ans je ne le tiens pas, je sens qu’on va se marrer plus tard)

·         +85% d’avoir un salaire (et ça, c’est bon pour payer l’abonnement MMO du mois !)

·         +100%  de chance d’avoir moins de temps libre (et ça, c’est pas cool pour pouvoir jouer au MMO que l’on vient justement de payer)

·         1D100 aptitudes supplémentaires parmi les suivantes ; un cancer à terme, des emprunts, des gosses qui passent leurs journées sur l’ordi sans bosser à l’école, des voisins cons, l’humeur du conjoint à gérer en même temps que de magnifiques poussées égoïstes, la ménopause/andropause qui bousille la libido quand on a enfin trouvé LA position,…

Ou alors, peut-être que toute la culture geek à tort, et qu’on ne devient pas adulte après une quête initiatique à dos de dragon où l’on va sauver la princesse qui nous aide à trucider des zombies à coup de gatling. Mais, rassurez-vous, si la culture geek à peut-être tort, elle laisse quand même des indices, car, comme le dit l’Oracle à Néo « Vous savez ce que cela veut dire, Γνῶθι σεαυτόν? C’est du grec, ça veux dire ‘‘Connais-toi toi-même’’. Je vais vous confier un grand secret ; être l’Elu, et bien selon moi c’est un peu comme être amoureux. Jamais on est averti quand on est amoureux, on le sait pourtant. Du cœur aux couilles, des muscles à la moelle des os ».

 

Le Geek, attention, il n’y a pas de messages subliminaux dans ce(s) texte(s), puisque les geek ont un cerveau qui fonctionne en mode binaire, et que tout va bien (je viens de finir la campagne de DoW).

Par Le Geek
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 18:07

Deux semaines sans internet, y’a pas à dire, ça vous forge un geek. Bon, je me suis quand même débrouillé pour avoir un accès aux news essentielles, mais dans l’ensemble, pas vraiment de geekage approfondit et sérieux. D’ailleurs, je peux vous l’affirmer, j’ai eu une absence équivalente à 2,5 pages Bash.fr, ce qui vous prouve que j’ai été tenu loin de la civilisation pendant un bout de temps.

Non, en fait, la vraie révolution dans tout ça, c’est qu’en relevant ma boite mail, je me suis rendu compte que je n’avais pas moins de 43 messages. Pour ma décharge, je vous prie de prendre en compte le fait que l’université s’est complètement lâchée, puisqu’elle nous a envoyé pas moins de 15 messages. Mais quand même ! Mince, à croire que bientôt je ne pourrai plus me prétendre geek, puisque ma vie sociale vient frapper à ma porte (elle frappe tellement fort la bougresse qu’elle me la défonce, la porte, d’ailleurs). Et, puisqu’on parle de vie sociale, jeudi prochain j’ai mon gala, mais si, vous savez, le truc qui arrive à la fin dans toutes les comédies romantiques…Je sens qu’on va se marrer.

Enfin, pour en revenir aux messages, je veux bien admettre que Facebook m’envoyant des messages sur cette adresse mail, ça augmente un peu les quotas. Il suffit que je passe un weekend loin d’une borne internet pour que tout le monde m’envoie des messages ! Bon, ok, il y en avait deux, et ils étaient à propos d’exposés, mais quand même, ils pourraient faire gaffe, j’ai une réputation à défendre !

 Voici enfin la raison d’être de ce billet, ô lecteur/lectrice assidu(e) (15 lecteurs uniques/jours pendant les deux semaines où je ne postais pas, alors que quand je tiens le blog à jour j’en ai 4/jour !)(Je crois qu’en fait je vais laisser ce blog à l’abandon, si vous le préférez ainsi…Je plaisante. Malheureusement pour vous.). Je ne sais plus où j’en suis. Je suis quelqu’un de très fragile (si, si !) et influençable (idem), or, voici qu’hier, lors de discussions existentielles, l’une sur MSN, l’autre à table, j’apprends qu’on me considère dans la première comme « une crème » dans l’autre comme un « connard ».

Procédons dans l’ordre, mes chers pas-Watson-du-tout. Donc, dans la première, la fille (ouais, c’est l’une des grandes nouveautés de ma vie, j’ai des filles en contact MSN) (des vraies, pour la mauvaise foi du fond de la salle), me sort, je cite « t'es vraiment une crème tu le sais hein? » Je ne sais plus sur quoi portait la conversation, et je tiens pour ma défense (et pour expliquer mon incompréhension totale) à dire que, tout cumulé, cette fille, j’ai du parler/être dans la même pièce qu’elle environ trois heures dans toute ma vie…

Bon, passons au second épithète. Ma sœur, qui ne m’a jamais vu en couple, me sort tranquillement à table un « Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que t’es un connard avec les filles. ». à la limite, on pourrait dire qu’elle me connais un peu mieux, mais au niveau de mon comportement en couple, elle est à peu près aussi calée que moi à propos de sa vie amoureuse (ça veut dire pas beaucoup).

Donc, alors que ma boite d’e-mail m’affirme mordicus que je ne suis pas un vrai geek, une copine me souffle que je serai une crème (notez que ce n’est pas très loin du flan), et ma sœur (qui, solidarité féminine oblige, a été rejoint par ma mère et mon autre sœur) me voit comme un connard (et je suis allé vérifier, c’est pas un truc à mettre comme atout sur Meetic).

Donc, vous lisez actuellement l’Univers du plus-tout-à-fait-Geek-mais-plus-probablement-quelque-chose- entre-une-crème-et-un-connard. Merci de votre fidélité !

 

Le Geek, prochainement sur les ondes, un divertissement et un errata sur la technique de drague des geeks, stay tuned !

Par Le Geek
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 11:44

Tout va bien, Madame la Marquise...

    Et si, dans mon affreuse cruauté, je vous délaisse, ce n'est que de mauvais cœur, car il faut bien avouer que n'ayant pas le don d'ubiquité je ne peux à la fois satisfaire à mes devoirs estudiantins (et je doute fortement qu’un billet sur la dialectique de l’élargissement européen ou sur l’usage des taux de changes rentre dans la ligne éditoriale de ce blog, si tant est qu’il en ait une), partir un weekend prolongé à Cap d’Agde avec ma copine (quatre jours sans internet !quatre !...hum) et maintenir une publication régulière…

    Mais tout va très bien, Madame la Marquise…

    Si ce n’est que je ne risque pas de poster avant quatre ou cinq autres jours, puisque ce weekend, c’est Crit’ et donc que l’alcool et la fatigue aidant…

    Mais, Madame la Marquise, ne me fermez donc pas votre porte ainsi, car voici que pour me faire pardonner, j’entre dans l’ère de Photoshop, et, devenant ainsi Le Geek 2.1, je vous ramène ce trophée de cette contrée encore inconnue et dangereuse…




Le Geek, I will be back...
Par Le Geek
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 20:42
free music

 

 

 

            Un lecteur (nObOd7, tu te reconnaîtras), disait récemment que je vivais bien avec ma geekerie. Oui, c’est vrai, je vis bien le fait de consulter trois fois par jour des forums totalement obscurs, où l’on discute de la meilleure façon d’exterminer de l’extraterrestre, où l’on va parler du dernier chipset graphique de Nvidia, du dernier plug-in de Vista, où l’on va faire des sondages avec quarante pélots pour savoir quand va sortir la prochaine version de Windows, oui je vis bien le fait de me ruer à la Fnac pour acheter le dernier jeu devant lequel je bave depuis six mois, et dont je connais le nom du stagiaire assistant comptabilité tellement j’empile les informations inutiles à son sujet… Euh, en fait, non, je ne le vis pas très bien. Parce que, malgré le fait que même GQ fasse un article sur les geeks et le fait qu’ils sont tendances, ben ce n’est pas facile tout les jours, ma bonne dame.

            Mais voila que Zorro est arrivééééé, ta dam pouët pouët. En Exclusivité mondiale, rien que pour vous, voici mes conseils pour être un geek épanoui, mais pas freak, tendance mais version je n’y attache pas beaucoup d’importance. Attention tout de même, ces conseils sont adaptés dans le cas d’un geek caricatural, alors comme ils sont en self service, prenez ce que vous voulez ! Lectrices, lecteurs, voici mes

 

CONSEILS POUR UN GEEK, DE LA SOIREE AU COUPLE.

 

‘‘Tu veux qu’on parle de tes problèmes ?’’ Sourire, amphi d’histoire

 

            Premier point, ne changez pas de look. Pas question de se mettre au Mac sous prétexte que le blanc ou le MacBook Air c'est zoli. Ou de passer au PC si vous tournez sur Linux, et cætera. Le geek ne vend pas son âme au diable, il est impopulaire à la base et c’est ce qui fait sa force. Au niveau vestimentaire, pareil, on ne change rien. Le look nounours/montagnard est votre force. Pas rasé et style out of bed, welcome. Vous vous distinguez ainsi de la masse, et vous êtes visible. Or, en communication, le nerf de la guerre, c’est la visibilité sur le marché.

 

            Deuxième point, fates vous découvrir par les gens autour de vous. L’exemple type est l’amphi de cours. Vu que vous êtes un geek, vous êtes tout le temps sur internet, faites de la veille technologique. Vous saurez avant tout le monde qu’il y a un changement de salle/prof absent/relevé de notes. Partagez ce savoir, mais, comme sur tous les forums, n’oubliez pas de ne pas attirer l’attention du modérateur. Le problème, c’est que dans la vraie vie, il y a souvent plusieurs modérateurs ; le/la prof, le/la copain/copine…Pour plus de sécurité, dites le au mec le plus proche de vous, qui lorsqu’il relayera l’information citera forcément votre nom comme source. Les mecs étant tous les mêmes, il ira le répéter en premier à la fille sur qui il flashe (qui avec un peu de chance se trouvera être la même que vous) et qui donc apprendra que vous existez. Non, ne tapez pas tout de suite « conclure » sur Google, mais feignez l’ignorance. Quelques jours plus tard, après plusieurs informations ainsi données (et vraies, sinon c’est mort), on peut passer à la phase suivante de notre plan diabolique, Facebook.

 

            Non, on ne demande pas directement à la proie de devenir son ami comme ça. Le geek, pour séduire, doit se souvenir qu’il lui faut agir à la manière d’un cheval de Troie, l’air de rien mais là quand même. Donc vous commencez à socialiser avec des mecs. Rien que des mecs, qui ne vous considérant pas comme une menace, vous acceptent. Attention, là est le nœud de l’intrigue : normalement, celui qui vous accepte s’écrira « hey, honey, tu ne sais pas qui j’ai comme ami sur Facebook ? Tu sais, le geek de notre promo ! Tiens, tu ne sais pas quoi, on devrait l’inviter à la prochaine soirée, rien que pour se marrer ! lol ! ». Eeeeeet ça y est, vous êtes lancé dans le circuit. Vous acceptez, mine de rien. Vous pouvez rentrer chez vous, sans courir, calmement, et une fois le verrou mis, vous pouvez hurler.

 

            Quatrième étape, la soirée. Bon, là, il va falloir la jouer très finement. Donc, énorme plat de pâtes avant de venir, ou de tout autre plat qui vous tient bien le ventre. Vous gardez le même look que d’habitude (point clé) arrivez avec au moins une heure et demie de retard (deuxième point clé) avec un pack de bière sous le bras (ou de tout autre boisson peu alcoolisée, troisième point clé). N’idéalisez pas, vous savez que vous allez vivre un diner de con en live, et que le con ce sera vous. Vous arrivez au salon, un bonjour/bonsoir discret, et vous décapsulez une bière l’air de rien. Vous vous intégrez à une des conversations (masculine, de préférence, la conversation, vous m’avez compris). Attention, le but de la soirée est d’enterrer tous les autres mecs, alors que vous savez que vous ne tenez pas l’alcool. Vous pouvez noyer le poisson/vous intégrer avec la série de vidéos de Daily Motion ‘‘Régis est un con’’. Le voyeurisme humoristique fonctionne toujours, et vous vous retrouvez le centre de l’attention de la soirée. Faites quand même gaffe à ne pas rester sur l’ordinateur, vous n’êtes pas en LAN, mais en soirée avec des gens normaux. Attention, les filles vont se rapprocher, ne gâchez pas tout maintenant, gardez votre calme, vous en avez tant fait...

 

            Cinquième étape, deux à quatre heures plus tard. C’est ici la dernière difficulté, il faut attaquer quand les rivaux sont ivres, mais pas les filles, et dieu sait que le laps de temps entre les deux se réduit de plus en plus. Donc, la moitié de la soirée est passée, on est dans le moment des petits groupes qui discutent. Sous prétexte de remercier de l’invitation, papoter un peu ou même sans prétexte aucun (on est en soirée après tout), rapprochez vous de votre proie, mais seulement si elle n’est pas seule. Le but de l’opération est d’apparaître comme un mec normal. Vous lancez donc l’application ‘‘cerveau’’ puis l’extension ‘‘conversation intelligente’’. Votre pire ennemi ici, à part vous-même, est la Copine de la proie. Attention à elle, mais si vous la séduisez (« merdre, il n’est pas si con que ça en fait ») elle peut devenir votre meilleure alliée. Pour avoir un petit stimulant, vous pouvez prendre votre deuxième bière (mode Godlike activé). Puis, après un bon moment passé avec la fille, vous partez. Vous avez lancé une attaque avec des DoT (Damages over Time), attendez que la situation évolue. Après, soit le poisson mord, soit c’est mort.

 

            Pour simplifier, voici votre mémento :

 

-ne changez rien en apparence physique ; le relooking ne marche que dans les séries américaines.

 

-l’alcool est le facteur n°1 de ratage, méfiez-vous comme la peste des jeux pour boire.

 

-mettez en valeur votre capacité à comprendre les femmes glanée via la lecture de blog et forum féminins.

 

-attention, une fille c’est plus vicieux qu’une IA en mode dément qui cheate. Soyez réactif.

 

-ne parlez sous aucun prétexte de jeux vidéo ou code. Si on vous demande de réparer la connexion internet, vous repasserez le lendemain (LE bon plan pour être en tête à tête avec la donzelle convoitée).

 

-n’oubliez pas que les filles, il faut d’abord en devenir l’ami avant d’aller plus loin. La faire rire peut grandement aider. L’autodérision est le clic droit du geek.

 

-arrêtez de fantasmer, personne ne vous tombera dans le bras le premier soir. Si c’est le cas, c’est qu’elle est bourrée, ramenez-la chez elle en tout bien tout honneur. Si vous y arrivez, le lendemain c’est triple buff de charisme. Si vous n’y arrivez pas, vous n’avez plus qu’à changer de ville.

 

 

Le Geek, le pire, c’est que ça à marché pour moi. Faut dire, j’étais vraiment désespéré.
Par Le Geek
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 09:46
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Ah, le web 3.0, l’Eldorado des geeks branchés, ceux de la génération I-Phone. L’avantage dans cette histoire, c’est que si on ne sait toujours pas quand aura lieu cette révolution, au moins sait-on déjà en quoi elle va consister : la réunion, en une seule plateforme, de tout le web 2.0. En gros, ça veut dire que mon account Google, Google itself, MSN (adresse perso disponible pour les fans), Facebook, Twitter, ma messagerie Wanadoo (je sais, c’est du revival) seraient fondus en une seule bébête multipolaire. Tiens, manquerait plus que Bash.fr en plug-in, et j’achète clés en main.

Sauf que tout cela manque cruellement de romantisme. Je vous vois venir, et, oui, je trouve compatible le binaire, ma geekerie et le romantisme. Le geek binoclard qui émerge de temps en temps de sa tanière (« That’s not a basement, that’s my Command Center » magnifique Warlock dans Die Hard IV) c’est un peu le passage au stade super-sayen du poète maudit du XIXème siècle. Tout concorde ; la crasse, les lunettes, le fait de faire peut à leurs contemporains en parlant dans un jargon incompréhensible. Oui, la poésie du binaire, c’est la seule raison pour laquelle les geeks sont tendance aujourd’hui.

Alors, du coup, perdre toute la poésie du joyeux bordel internetient au profil d’une seule et même plateforme, non, merci (« Mais chanter, jouer, rire… » Ok, ok, je sors…). Rappelez-vous, aux débuts (95-97, j’y étais !) quand on nous présentait Internet comme le nouveau Far West, wild and free, seulement perturbé par les pirates… Tout était à construire, et tout fut construit, dans toutes les directions. Du coup, moi, le matin, quand je lance Titine, je lance MSN, Limewire, Bitcomet, Firefox, qui lui-même consulte une quarantaine de sites et une vingtaine de blogs sur des sujets aussi divers que variés (actu, asso, photo, forums, wargames, webzines, fanzines…). Alors, où serait le plaisir d’avoir ça tout cuit dans l’assiette ? En plus, avec un peu de chance, c’est Microsoft qui va nous mettre au marché cette petite merveille, et, comme chacun le sait, le seul truc que Microsoft pourra jamais inventer et qui ne plantera pas, ce serait un clou.

 

 

Le Geek, en fait, Internet, c’est un peu comme la chambre d’un geek, c’est le bordel, et pour trouver quelque chose d’intéressant il faut chercher. Longtemps.

 

 

Par Le Geek
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 13:23

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             Weird Party, acte I. Une fête est programmée chez Promesse et son coloc’ pour le départ de Marion à Paris (</Lyon>), et pis plein des gens sont invités et tout. Je m’y rends plus tôt, vers 18h, et Marion arrive presque juste après, alors que j’étais tranquillement en train de surfer sur le net. Erreur fatale, comme tu peux le craindre, ô lecteur, car les yeux de cette dernière se sont mis à briller d’une intelligence malveillante dès qu’elle a compris ce que j’étais en train de faire. S’ensuivit un magnifique : « Attends, mais tu n’utilise pas les flux RSS ? » prononcé avec une voix d’ogresse. Elle s’installe aux commandes, comme Tank dans Matrix (le premier, man, le premier, le seul qui soit geek et non commercial) et commence à prononcer une incantation probablement destinée à favoriser son envoûtement de mon PC (merde, mon pécéééé que c’est le mien!) « alorsilfautquetuprennesunlecteurRSS genreNewsfoxouRevibes et puistudraglesIRLdanstabottomlist. (Et là, elle me sort le premier truc compréhensible de toute sa tirade hystérique.) Et comme ça, tu as tout là, et dès que quelque chose est updaté, tu es au courant ». Je ne sais pas à quoi je ressemblais à ce moment là, mais je sais que mon cerveau se balançait d’avant en arrière en s’automutilant dans sa cellule d’asile, n’ayant strictement rien pigé. Le premier invité arrivant, je suis sauvé. J’ingurgite trois paquets d’aspirine, et la soirée peut commencer.

            Weird Party, acte II. Bon, la soirée commence tout tranquillement, les gens commencent à arriver, papotent, boivent. Vers une heure du mat’, je me mets en mode veille technologique, laissant tranquillement mes oreilles traîner ici et là. Un indic’ me file un tuyau sur une conversation intéressante qui se tiendrait, paraît-il, au carrefour des Deux Canapés. Je m’y rends. Comme de par hasard, j’y retrouve Marion, plongée dans un débat des plus ennui…passionnants à propos de la mode féminine vue par des blogs qu’elles fréquentent quotidiennement.  La première phrase culte de la soirée est à ce moment déclamée ;  « nan, mais elle le seul truc qu’elle fait le matin c’est mettre une photo d’elle sur son blog. C’est trop narcissique, quoi ! » Ah, parce que le principe d’un blog ce n’est pas prêcher pour sa paroisse peut être?

            Weird Party acte III. En fait, c’est le lendemain matin, petit déj’ avant de partir faire du sport (avec trois heures et demie de sommeil) que prit fin cette soirée surréaliste. On se faisait un petit débriefing sur le net avec Marion. Elle m’avoue le plus naturellement du monde (enfin presque, la nuit sur le canapé du salon avait été courte pour elle aussi) qu’elle fait déjà de la veille technologique pour son propre compte, avec un sourire très je-me-suis-trouvé-un-job-2.0. Bref, on a joué nos petits geeks au matin, et même si on n’a pas pris notre petit déjeuné devant un ordinateur, au moins avons-nous pronostiqué l’avènement du web 3.0 pour très bientôt. Tremblez, pauvres mortels, les geeks œuvrent à votre perte !

 

 

Le G33k, la vache, mais les geeks envahissent même les soirées maintenant, manque plus que je sois invité à une soirée bloggeurs !

Par Le Geek
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 12:42
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            Petit vadrouillage dans l’école, hier soir, en sortant de cours. J’attends un pote, alors je consulte d’un œil endormi (et affamé, fait faim vers 20h00 !). Au milieu des affiches de l’UNEF ou de la scolarité, des petites annonces qui veulent vendre une guitare (ou récupérer une bague de fiançailles, véridique, et pis en plus ça fait bien six mois qu’elle y est celle là), je repère une affiche, « Jeunes Cicérons ». Trois petits pas de rapprochement plus tard, me voilà devant l’affiche. Arf, un concours de discours, avec finale au Sénat et une bourse de 2000€ ainsi qu’une voyage pour deux dans « une grande ville du monde francophone ». Aloooors, pensais-je en dégainant mon agenda, c’est quand ce voyage que je me libère ?

 

            Et puis là, j’ai eu un flash. La faim libérant temporairement mon cerveau de son emprise, j’ai relevé la tête. Concours. Gné ? Concours=travail pour le préparer, compétition pour le gagner, et meurtre des autres candidats pour libérer des places. (Je déconne pour la première partie). Houlà, déjà c’est moins funky. Mon pote arrive, on prend le tram, et quand il me quitte je me mets en mode slow motion. Parce que n’empêche que ça serait cool cette histoire. Je joue avec l’idée un instant, puis la girouette que je suis passe à autre chose.

 

            Et, alors que je descends du tram, je tombe sur une patrouille de policiers. D’un seul coup, les idées se succèdent dans ma tête : policiers= poulets= cheval= seigneur des anneaux= discours du roi du Rohan. Ayé, je suis foutu. Pour situer rapidement, le discours du roi du Rohan, c’est une harangue guerrière alors que les hommes sont sur le point de lancer une charge désespérée contre les orques, avec très peu de chance de survie et aucune de succès. Le nerd en moi commence à donner de furieux coup de pieds. Il va me pousser, me porter, et je sens que rien que pour le délire, je me vais le faire ce concours, rien que pour prouver à la face du monde que les geeks savent écrire en autre chose que du code, car à travers moi, toute la nation geek est insultée ! Geek de tous pays, unissez-vous !

 

            Et quand bien même la première sélection du concours oblige à convaincre en 10 pages (je cite le règlement « ne doit pas dépasser 30 000 caractères (sans compter les espaces) ce qui représente environ 10 pages en Times New Roman, taille 11, interligne simple. »), le seconde à persuader dans un discours public prononcé au Sénat…j’en fais une affaire personnelle ! (je crois que je n’ai pas encore cuvé de jeudi dernier, moi.)

 

 

 

Le Geek, pis je vous ai pas dis le meilleur ; voici le sujet : « La langue française a-t-elle encore un rôle politique à jouer ? »

Par Le Geek
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